Au Festival de la Terre à Lausanne, il y a quelques semaines, j’ai assisté à la conférence
Des villes qui contribuent à leur approvisionnement alimentaire – présentation des résultats d’une étude suisse sur la souveraineté alimentaire
The Food Urbanism Initiative (FUI) vise à intégrer la production alimentaire dans de nouvelles stratégies urbaines et paysagères.
S’inscrivant dans le Programme National de Recherche « Nouvelle qualité urbaine »:
http://www.foodurbanism.org
L’étude a été lancée il y a 6 mois et va durer 3 ans, à Lausanne. Pour commencer, ils ont sondé l’opinion publique quant à l’idée de cultiver des plantes comestibles en ville:
- 51% des Lausannois sont pour (plus ils sont formés et plus ils sont jeunes, plus ils aiment l’idée)
- les consommateurs s’attendent à ce que la nourriture produite en ville a plus de fraîcheur, soit de meilleur qualité et plus respectueuse de l’environnement
- 16% s’attendent à une basse du prix, 44% sont d’accord de payer plus si c’est mieux pour l’environnement (mais 30% ne sont prêt à payer que 1 franc de plus)
- Les jardins urbains peuvent contribuer à nourrir la ville mais ce n’est pas la motivation principale. Les Lausannois s’attendent à ce que les parcelles embellissent la ville. Ils préfèrent les fleurs et les plantes ornementales mais sont d’accord pour quelques légumes. Le soutien dépend du lieu. Ne planter que des légumes en ville ne sera jamais accepté.
- le plus important est la qualité de la vie, avant la production et la beauté
- projets de jardins avec une fonction sociale – les Lausannois pensent que ça sera intéressant pour l’enseignement et l’intégration des immigrés
- jardins comme un loisir – plutôt oui mais il manque de terrain et de temps (4h/semaine pour jardiner)
- pour le développement de Lausanne, autres problématiques sont vus comme plus importantes – construction, sécurité, prévention de l’obésité,…
- les personnes motivées à participer aux jardins urbaines sont ceux qui ne prennent pas la voiture pour aller faire les courses (habitent près d’une rue commerciale)
La ville de Lausanne a déjà planifié la mise à disposition de jardins familiaux.
A la question sur la pollution des voitures, les conférenciers ont répondu qu’il faut contrôler mais les problèmes sont surtout autour des autoroutes, là où sont les champs… (mais il semble qu’à 10m de l’autoroute la pollution baisse déjà). C’est sûr qu’il faut développer des critères où et comment cultiver des légumes en ville, la qualité de l’alimentation est très importante. Il semble que les jardiniers privés mettent bien plus de pesticides que les agriculteurs…
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